100 BELLEROPHON,
S T E N O BÉE.
í> il te souvient des maux que je t’ai faits,Qu'il te ìòuvienne auili de ma tendresse extrême ;Ne me reproche point, ingrat, que je te hais,
Ou reproche-moi que je t’airne.
J’ai tâché de te perdre, & j’ai cru le vouloir;j’ai suivi les transportsd’une aveugle vengeance:Mais plus à mon amour j’ai fait de violence,
Plus fur mon coeur il a pris de pouvoir ,
It je ne t’ai jamais haï qu’en apparence.
BELLEROPHON.
Vous m’avés fans relâche accablé de malheurs ,Je n’aí point reconnu l’amour dans vos fureurs.
Si l’amour quelquefois s’abandonne à la rage ,
11 est toujours amour, même quand il outrage.Mais vous, toujours constante â me persécuter,Vous n’avés épargné ma gloire ni ma vie,
Et je ne dois rien écouterpe ma plus mortelle ennemie.