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P RE F A CE.
J E sai que la coutume des Préfaces quel’on met au - devant des Pièces deThéâtre , est de réfuter , & même aisésfierement, ce qui a été dit contre la Piéce ;je tâcherai de ne pas suivre cet usage. OaL sait des critiques fur Brutus , je ne deman-de que la liberté de me défendre ; aprèsquoi, fi l’on n’est pas content de mes rai-sons , je paífe condamnation.
Quelques uns ont trouvé que j’avoisun peu trop adouci le caractère de Erutus •& Plutarque à la vérité en parle commed’un homme íî barbare, qu’il n’est pas sur-prenant que nos excellens Auteurs ayentnégligé ce fu et. Pour moi, je n’aurois paseu la témérité de le prendre, s’ils nous enavoient laide d’autres , & íì d’ailleurs jen’avois vû dans Tite-L’Ve de quoi me rassu-rer fur les ientimens de Erutus. Cet Histo-rien dit qu’au travers de fa fermeté, on luivoyoit une douleur profonde. II s’agitalors de l’état où il parut en public ; selontoutes les apparences , il fe ménageoitmoins en particulier, & toute fa douleur