TRAGEDIE. 26 z
Rome vient d'attenter sur les dioits les plus saints,Qu’ait jamais consacrés le respect des humains.Méconnoiííanr des Rois la Majesté suprême ,
Elle foule à ses pieds & Sceptre & Diadème.
Et quel autre forfait plus grand, plus odieux,
Peut jamais attirer tous les foudres des Dieux ?Mais il n’est pas besoin que les Dieux qu’ortoffense,
Fassent parleur tonnerre éclater leur vengeance ;Ce forfait avec lui porte son châtiment.
Les Romains font en proie à leur aveuglement,
Ils ne consultent plus les loix ni la justice,
Un caprice détruit ce qu’a fait un caprice.
Le Peuple en ne suivant que sa légèreté ,
Se flatte d’exercer la fausse liberté ;
Et par cette licence impunément soufferte,Triomphe de pouvoir travailler à sa perte.Vous-mêmes qu’íl a mis dans un rang éclatant, -Que n'éprouvés-vous point de ce peuple incons-tant?
A votre autorité chancelante, incertaine ,
Il peut, quand il lui plaît, se dérober sans peine;11 vous ôte à son gré vos superbes faisceaux.Lotsqu’il fît choix d’abord de ses Maîtres nou-veaux ,
Brutus & Colla tin occupoient cette place.
Depuis, un vain soupçon, une inconstante audaceà Valerius.
Dégrada Colla tin, & vous donna, Seigneur,