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Tome dixiéme.
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263
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TRAGEDIE. 26 z

Rome vient d'attenter sur les dioits les plus saints,Qu’ait jamais consacrés le respect des humains.Méconnoiííanr des Rois la Majesté suprême ,

Elle foule à ses pieds & Sceptre & Diadème.

Et quel autre forfait plus grand, plus odieux,

Peut jamais attirer tous les foudres des Dieux ?Mais il n’est pas besoin que les Dieux qu’ortoffense,

Fassent parleur tonnerre éclater leur vengeance ;Ce forfait avec lui porte son châtiment.

Les Romains font en proie à leur aveuglement,

Ils ne consultent plus les loix ni la justice,

Un caprice détruit ce qu’a fait un caprice.

Le Peuple en ne suivant que sa légèreté ,

Se flatte d’exercer la fausse liberté ;

Et par cette licence impunément soufferte,Triomphe de pouvoir travailler à sa perte.Vous-mêmes qu’íl a mis dans un rang éclatant, -Que n'éprouvés-vous point de ce peuple incons-tant?

A votre autorité chancelante, incertaine ,

Il peut, quand il lui plaît, se dérober sans peine;11 vous ôte à son gré vos superbes faisceaux.Lotsqu’il fît choix d’abord de ses Maîtres nou-veaux ,

Brutus & Colla tin occupoient cette place.

Depuis, un vain soupçon, une inconstante audaceà Valerius.

Dégrada Colla tin, & vous donna, Seigneur,