TRAGEDIE. ziH
Je vois que vos souhaits attentent â leur vie.
Vous étiés autrefois moins cruelle ennemieEt par les malheureux facile à désarmer,
Jamais en haïssant vous n’étiés loin d’aimer-Mais, Madame , aujourd’hui .....
VALERIE.
Quand l’amour fait la haine,Flamine, elle est affreuse , implacable , inhu-maine.
On m’enlevoit un cœur qui faisoit mes désirs ;
On va me le payer par mille déplaisirs.
Mais est-il trop de maux pour une telle offense ?Jouissons pleinement d’une juste vengeance.
Quoi que souffre Aquilie , & dût-elle en mou-rir ,
Hélas ! j’ai plus souffert qu’elle ne peut souffrir ;Et la joie où je suis en perdant ma rivale,
Aux maux qu’elle m’a faits n’est pas encore égale.
SCENE II.BRUTUS, VALERIE.
B R U T U S.
J’Attens Valerius qui doit ici venir ,
D’un secret important il doit m’entretenir.
Tome X. Pan. II. D Z