ZZZ BRUT US,
Hé! de quel front m’asseoir pour juger des Ro-mains ,
Lorsque deux criminels sont sauvés par mesmains ;
De quel front dérober à de justes supplicesLes deux fils du Consul d’entre tous les compli-ces?
Ils font tous condamnés, je le sai, je l'ai vu ;Paut-il un tel secours à ma foible vertu >
Ah! Titus, ton remords saiisfaisoit ton pere ;Rome ni le Sénat n’ont pu s’en íatisfaire.
Ils ont trop fait sentir à l’amour paternel ,
Qu’un criminel d'Etat est toujours criminel.
Et ne puis je prévoir la (ui:e dangereuseQu’auroit pour les forfa ts ma clémence hon-teuse ?
Si je sauve mes nis , cent traîtres chaque jourVont naître autorisés par mon timide amour.Prononçons, il le faut, en vain je délibéré ;
Où la loi doit parler , c’est au sang à se taire.Quels troubles sent mou cœur ! frappons le coupfatal ;
Evitons mille maux , en hâtant un grand mal.Hola , Gardes, à moi. Surmontons ma tendresse ;Je me fais des efforts avec trop de foiblesse.
UN GARDE.
Seigneur.
B R U T U S,
Que vais-je dire 1 Ah ! mon trouble renaît z