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Tome dixiéme.
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343
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TRAGEDIE. 343

Mais la vôtre pour moi seroit unnoiive.au crime.Vos nobles sentimens sont trop tôt abattus ;

]e ne ir.éiite point d’afíoibiir vos venus,

B R U T U S.

Cache-moi ta constance , elle augmente ma peine jHais-moi, j’aurois besoin du secours de ta haine.Je vois tout ce qu’en toi je pouvois desirer,

Mais tes vertus ne sont que me désespérer.

Mérité maintenant ta mort & ma colere ,

Ne montre plus un fils à qui n’est plus ton pere.

A Rome en te perdant quand je marque ma foi,Peut-être je deviens plus criminel que toi.TITUS,

Ne vous reprochés point un arrêt équitable,Seigneur, mon crime a dû vous rendre impi-toyable.

Nous sommes dans ce jour trop justement punis,Adoptés la Patrie au lieu de vos deux fils.

Si je puis en mourant vous faire une priere,Qu’Aquilie innocente, & votre prisonnière,

Qui se charge d’un crime afin de me sauver ,N’éprouve point le sort que je vais éprouver.Dépendante d’un pere injuste , impitoyable,

Elle a pleuré , gémi de son dessein coupable,

Et lui seul m’a surpris dans un moment d’effroi,Où j’ai craint qu’un rival ne l’emportât fur moi.Je ferai trop heureux, S.igneur, si quand fexpire,Pour laver mon forfait, mon sang seul peut suffire-

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