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Tome dixiéme.
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357
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P O E M E. 5 j*7

Les Muses , les Beaux Arts prêtassent leurs lu*naieres,

Combien lui devés-vous pour le grand Moa-<tauzier ,

Qu’à ce noble travail il daigne associer !

II est cent & cent Rois dont peut-être l’histoire-Dans la foule des Rois crcheroit la mémoire ,

Si de leurs successeurs l’indigne lâchetéNe leurdonnoit l’éclat qu’ils n’ont pas mérité;Princes de qui les noms avec gloire survivent ,Parce qu’on les compare avec ceux qui les fut-*• vent.

Quelquefois même un Roi qui ne se répond pasQue d’assés longs regrets honorent son trépas ,,Par un tour politique en secret íe ménageD’un indigne héritier le honteux avantage.

Tibere dut l’Empire à ses heureux défauts;Auguste eût pû d’ailleurs craindre peu de rivaux zMais enfin aux Romains fa vertu fut plus chere ,Quand elle eut le secours des vices de Tibere.

Tu dédaignes , LOUIS, ces maximes d’Etat,Tu veux qti’un successeur augmente ton éclat ;Mais loin qu’à ses dépens ton grand nom fcsoutienne,

Tu veux que par sa gloire il augmente la tienne».Animé de ton sang, formé par tes leçons,

De dis-iple & de fils réunifiant les noms,

Quelles hautes vertus peut-il faire paroître,