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Tome dixiéme.
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373
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POEME. 3 73

Tous nos François glorieux de vous suivre ,Des superbes festins ne feront plus d’état ;

Ec je prévois qu’ils ne voudront plus vivreQue d’un nectar si délicat.

Bacchus même verra la vigne abandonnée ,

Il arrachera de chagrin

Les pampres dont fa tête est toujours couronnée,Et maudira la fatale journéeOù pour le lait vous quittâtes le vin.

Les lys dont le lait seul rend la couleur si belle ,En seront arrosés pour la seconde fois :

Et nous admirerons une fraîcheur nouvelleSur ces illustres fleurs de l'Empire François.

Et toi, que le destin reservoit à la gloireDe nourrir un Héros si grand ,

Si d'une immortelle mémoireJe fuis un ailes bon garant,

Geniffe mille fois heureuse,

Tu peux bien t’en fier à moi ;

Io, cette Io si fameuse,

Quoi qu’en ait publié la Grece fabuleuse ,

Ne l’emportera point sur toi.

II est vrai que de fille elle devint Geniffe,

De Geniffe Déesse, & qu'aux pieds des autelsTout un Peuple attend d’elle un seul regard propice,

Et qu'il suffit qn’elle mugissePour rendre un oracle aux mortels,Mais laiffe-lui ces foibles avantages >