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P O E S I E S
Ains vous iriés à la sourdine,Oubliant les sacs & les lois ,
Et toute autre bonne doctrine,
En badinant prendre les droitsQue donne une ardeur libertine ,Dans le temps où sombre & CyprinsFavorisent les doux exploits ,Auxquels la jeunesse est encline.Mais non , Seigneur, cette Badine ,Dont l’amour me royaux abois,
Ce n’est point ce qu’on s’imagine.C’eít , ou je me donne cent foisAu noir mari de Froferpine ,
Ou bien au diable en bon François,C’est une certaine machineFaite communément de bois ,
Qui vogue fur l’onde marine ,
Qui brise, fracasse, extermine,
Et souffle comme petits pois ,
Les enfans d’une Couleuvrine.
Qi’il feroit beau voir ma Badine,En íe jouant prendre un Anglois,Qui soudain prendroít une mineSérieuse & même chagrine,
Et se plaindtoit en son patois,
Que semblable jeu le ruine !Seigneur, écoutés donc ma voix :Ainsi par la grâce divine ,
Ou celle du plus grand des Rois,
Fuisse