IX
Averti ssemekt.montagne une pierre d’un poids énormequi retomboit toujours.
Mais ce qui doit le plus coûter à unbon citoyen , il faut que par les mauxparticuliers il prévienne ou soulage lesmaux publics; qu’il s’attende que ce foinmême paroîtra barbare à tout un Royau-me , qui sent les coups qu’on lui porte,& ne voit pas ceux qu’on lui épargne ;qu’il exerce des rigueurs , dont futilitééloignée & peu sensible ne le justifiepas auprès de ceux qui les souffrent;qu’il se refuse d’ccouter des gémisse-mens légitimes, du moins par la dou-leur préíente; que pour prix de ses tra-vaux & de ses veilles, il soit l’objet detoutes les plaintes de ce même peupledont il assure le repos ; qu’il s’entendereprocher jusqu’à la stérilité des cam-pagnes , & devienne responsable des ri-gueurs du Ciel.
Enfin ( & quel supplice pour un cœuríîncere ! ) c’est un de ses principaux de-voirs de rassurer , par son extérieur,ceux qui tremblent pour la fortune del’Etat. II faut qu’aux présages les plusmenaçans il oppose un visage serein ;qu’il íe donne un air tranquille au mi-