Avertissement. xj
Mais ni fa modération ne lui en per-mettoit le désir, ni les conjectures n’enauroient permis l’espérance aux plus am-bitieux.
Un coup imprévu de la fageíïe duSouverain, pareil en quelque façon àces coups de la Providence qui ne tien-nent point à la chaîne ordinaire desévénemens, l’enleva subitement du seinde la Magistrature qui l’avoit nourri,& le transporta dans une place où toutétoit nouveau, même à fa pensée.
II y entre , & le plus grand, le plusmenaçant des dangers s’offre à lui pourson coup d’eísai (a). Il n’a pas le loisirde s’instruire, ni d’attendre les tardivesleçons de l’efpérience; & quels effortsfont nécessaires au plus sublime esprit,pour suppléer par ses seules vues auxconnoisiances acquises !
Quelque secours qu’il tirât de cetteprompte intelligence qui lui épargne lelong circuit des raisonnemens ordinai-res, de cette vivacité de lumière qui sai-sit le Vrai si sûrement, quelle ne laiííè
( j ) M. de Pomckanraia succéda en 1689 ,dans la place de Contrôleur Général, à M. lePellttUr , qui s'en étoit démis volontairement.