A M. DE FoNTENELLH. Xxjdeux mots: Envoye^-moi vos mille écus,M. de FontenelU répondit qu’il avoitdestiné cette tomme à un certain em-ploi. L’ami récrivit simplement : Penni besoin ; & cette fois les mille écusservirent de réponse. Ce peu de paro-les íuffisoient entr’eux; c’étoit se parlerà soi merae. M. Brunel mourut trop tôt,Sc M. de FontenelU en sut toujours in-consolable,
11 a décrit lui-même ( a ) les momensagréables qu’il avoit passés dans fa jeu-nesse avec ses trois compatriotes, l’Ab-bé de S. Pierre , M. Varìymn Sc l’Abbéde Veriot. On sent que plus de trente-cinqans après, il soupire encore après lesplaisirs innocens de ces entretiens, où.quatre amis destinés à jouer des rôlesdissérens, mais illustres, dans le mondelittéraire , se communiquoient deuxfois par semaine le fruit de leurs ré-flexions & de leurs études. Le P. Male-branche voulait bien se rendre quelque-fois dans cettë petite société choisie,& porter de l’aliment à ces jeunes es-prits , qui allaient être bientôt capablesde voler de leurs propres ailes.
[a] Dans l’Eloge de J\l. f'arígnon.