Band 
Tome onzième.
Seite
XXIX
JPEG-Download
 

A M. T) E F O N T E K E L L E. XX ÎXénigmatiques, qui étoient un voile deplus pour ses mystères ; voile épais ,imaginé par l’ignorance pour déroberrabíurdité des iyíìcmes , ou par la va-nité. Il fit plus; il substitua des (leurseux épines : c’est ainsi qu’ìî embellitCopernic & Descarus lui-meme, dans laPluralité úes Mondes, Ouvrage adroite-ment superficiel, appas qu’il présentaà .cn siécle , pour inspirer le goût dsla Philosophie, Eh ! quelle magie destyle ne falloit - il pas pour taire des-cendre les corps célestes íous les yeuxdu vulgaire , pour lui en développertoute l’économie d’une manière si agréa-ble, avec autant d’ordre qu’ils se meu-vent , pour proportionner l’instructionà tous les esprits ? C’est un Orphée quidiminue fa voix dans un lieu resserréqui ne permet point de plus grandséclats.

Il la déploie cette voix savante ,propre à tous les tons, dans ces pro-fondes analyses , dans ces sublimes ré-sultats de tant d’Ouvrages de l’Acadé-mie des Sciences , lorsque semblable auDestin de la Fable, qui ne rendoit sesoracles que pour les Dieux , il ne parleque pour se faire entendre aux Savans»

c iij