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Tome onzième.
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XXXI
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A M. IJE F O N T E N E L L E, XXX jla raison m c me, & nous apprendre ànous méfier d’une sagesse qui n’eír íiprésomptueuse , que parce qu’elle estbornée.

Mais quels éloges rendre à M. d zFontendle pour ces éloges íi estimés,où non-seulcment i! sut vaincre le dé-goût» de la malignité humaine pour leslouanges «'autrui les plus justes, maisencoreíe taire de 1 art de louer un ca-ractère particulier, & un talent nou-veau ? i! me semble en ce moment lesentendre en foule, tous ces Morts fa-meux , me presser d’acquitter ici leurreconnoiísance. Doués d’un diffèrentmérite & d’une réputation inégale , ilsfurent portés presque tous au même de-gré de célébrité par l’éloquence & leslumières du Panégyriste; Orateur quisavoir d’autant mieux ks louer, qu’ilpouvoit être lui-méme ou leur émule,ou leur juge.

II fut le premier qui joignit à la phi-losophie des sciences , cette philosoqp hie de raison supérieure encore ausavoir , cette sage liberté de penser ,qui, d’un côté , s’éleve au dessus deserreurs communes , & de Pautre íerenferme dans de justes bornes. II eut

c iv