a M. de Fonte ne lle. xxxixà cueillir que celle de I’universalité.M. de Fontenelle osa y aípirer , & il l’ob-tint. Semblable à ces chefs-d’ceuvresd’architecture qui rassemblent les tré-sors de tous les ordres, il réunit l’élé-gance & la solidité, la sagesse & lesgrâces, la bienséance & la hardiesse,l’abondance & l’économie ; il plaît àtous les espr'ts , parce qu’ii a tous lesmérites; chez lui, le badinage le plusléger', & la philosophie la plus pro-fonde , les traits de la plaisanterie laplus enjouée, & ceux de la morale laplus intérieure, les grâces de l’imagina-tion , & les résultats de la réflexion,tous ces effets de causes presque con-traires, se trouvent quelquefois fondusensemble, toujours placés l’un prcs del’autre dans les oppositions les plusheureuses contrastées avec une intelli-gence inimitable.
Par-là, dans ces éloges qu’il a com-posés pour tant de grands hommes,non-seulement il s’incorpore tour-à-tour avec chacun d’eux; non-seulementil entre dans le secret de leurs études,de leurs procédés, de leurs décou-vertes, en forte que, suivant une deses expressions, on le voie devenirsuccejjì-