DE M. DE FoNTENELLE. Zlne soient pas pour le plus grand nom-bre , même de ceux*qui litent. Celui-ciest solidement raisonné pour le fond,& bien ordonné pour la forme ; ce quin’est pas commun aux bons Ouvragesmême.
Vous n’avez pas besoin de M. Vernetpour le raisonnement que je vous aicommuniqué par lui, & dont vouspouvez faire tel usage qu’il vous plaira.Je fus bien aile autrefois de savoir ima-giné , pour m’en servir contré un hom-me d’un grand nom (t), qui ne pensoitpas comme vous. Le voici.
Quandje dis à l’oreille d’un homme,c z bien bas : enfuye^-vous ; je vois des Ar-chers qui viennent vous prendre ; ses jambesprennent auffi-tôtun mouvement très-violent pour fuir, & ce mouvementn’est pas proportionné au petit ébran-lement que ma voix a causé à ses oreil-les , mais à une certaine idée que j’aiportée dans son esprit ; car quand jelui aurois dit les mêmes paroles avecune trompette à augmenter le son, iln'en auroit pas fui plus vîte. Il y a uneinfinité d’exemples pareils. Or les mou-
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( í ) Le Pere M débranché.