A M. DE FoNTENELLE. 3/tôt qu’on ne s’y seroit attendu. Vousétiez pour elles une efpece de premierMinistre ; & on espéroit qu’à l’exem-ple du grand Cardinal qui gouverneaujourd’hui la France ((), ayant tou-jours conservé une vigueur de génieque les années n’alterent point , vousrempliriez jufqu’au bout un poste quedepuis près d’un demi-siecle vous oc-cupiez avec tant de gloire. Apiès tout,j’avoue qu’il y auroit de l’injustice àdevenir ennemi du repos des grandshommes, à force d’aimer leurs talens.On vous a donné M. de Maìran poursuccesseur ; en pouvoit-on mieux fairel’éloge?Ily a long-temps que les Mé-moires de l’Académie nous l’ont faitconnoître pour un Phyíìcien profond ,& pour un excellent esprit; & que jelis les liens par préférence , ceux dumoins qui sont à ma portée, & tou-jours avec une extrême satisfaction.Celui, par exemple , qui vient de pa-roître dans Tannée 1733 , fur la pro-pagation du son , m’a infiniment plupar les recherches fines & curieusesdont il est plein; il y raisonne avec une
(j) Le Cardinal de Fleury.