A M. DE FûNTENELLE. J'jsou à l’autre genre de gloire, sous peinede n'exceller dans aucun. Plus privilégieque lui, vous avez su, Monsieur, parun art heureux, réconcilier deux bran-ches du savoir , entre lesquelles il neparoît pas moins d’oppoíïtion. Vousîes avez contraintes de se prêter uneassistance mutuelle. Jamais Futile & l'a-gréable ne se sont trouvés plus délicieu-sement unis que daos votre admirablePluralité des Mondes.
II est vrai que lorsque , semblable àla Sibillt â’Enée , vous entreprenez denous conduire , vous ne nous menezpoint(&ce n’est pas en effet votre in-tention) dans les replis & les recoinsles plus cachés & les plus intérieurs du.trésor philosophique : mais alors mê-me nous vous avons l’obligation denous en donner des notions & des idées ,auxqu'elles bien des gens n’euflènt ja-mais pu atteindre fans votre secours. IIen résulte un point de vue , un coupd’œil qui fournit à un esprit capable deréflexion , les plaisirs les plus délicats,& qui en mcme temps annoblit & éleveles idées qu’il doit avoir de la sa-gesse & de la puissance de l’Etre su-prême.
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