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Tome onzième.
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rances que j’avois conçues de vos pro-grès , & que vous avez si bien remplies.Je me fuis toujours informé de vous àtous ceux qui venoient de Geneve , &j’en ai toujours appris les nouvelles queje souhaitois.

Pourcequi me regarde , le fond dece que vous a dit M. Saladïn est vrai. Jefuis beaucoup mieux qu'il ne m’appar-tiendroit, vu mon grand âge , & il mefait grâce de plusieurs infirmités dont ilferoit en droit de me charger. Je n’enai que d’assez légeres, dont je lui fuisbien obligé.

11 est vrai que j’ai écrit un peu fuc-cintement à M. Boullìer (g). Je n’adoptepas tout-à-fait la raison que vous luien avez donnée , elle est trop flat-teuse pour moi ; il y a pourtant quelquechose de cela. Naturellement je n’aimepas à verbiager, fur-tout avec un hom-me d’autant d’esprit que M. Boullìer , &qui certainement entend à demi mot. IIsuffit qu’une idée simple lui soit présen-tée ; il saura bien en développer l’éten-

(g) Auteur rie divers Ouvrages estimés, entreautres de \‘ EJpii philosophique sur l’arne des bêtes,dédié à M. de ìontenelle, comme on l’a vu ci-devant.