Band 
Tome onzième.
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68 Lettres

général que toutes les fautes où tom-bent nos meilleurs Ecrivains modernes,les plus admirables anciens ont pu ytomber auílï. Ainsi deux parties malliées de l’Ouvrage d’un grand AuteurGrec ou Latin , ne me lurprendroientpas beaucoup ; j’y fuis accoutumé parnos plus exceliens François , & encoreplus parles plus exceliens de quelquesautres Nations. D’ailleurs Horace en sonparticulier est assez sujet aux écarts.De plus, s’il avoit voulu oppoíer labelle morale q Homère à la morale i'éclie& pédantesque des Stoïciens, il auroitbien fait d’cn dire un petit mot d’avisà son Lecteur; du moins je crois quele moindre moderne eût eu cette cha-rité. Enfin , presque tout ce qu’i! rap-porte à'Homere, conclut feulement quece monde-ci estime Pétaudière ridicule ,où il n’y a ni rime, ni raison , ce quin’est pas une grande leçon de morale ;au lieu que certains traits qu’il rapportedes Stoïciens , font assurément tres-beaux & tres-instructifs : ce qui ferottbien contraire au dessein de donner lapréférence à Homère.

j’oublicis de vous dire que je ne