DE M. DE FoNTENELLE. 77nier ne se souvient peut-être plus d’unplaiiìr qu’il m’a fait; mais moi je m’ensouviens, & en profiterai dans l’occa-sion.
Je fuis avec respect , &c.
LETTRE XXII.
A U MÊME.
Paris, 7 Novembre 1750.
V O us flattez bien mon amour pro-pre, Moníieur, de vouloir que jedécide dans votre question du Tutoie-ment. Je n’étois guere capable que derassembler , comme j’ai fait, les diffé-rentes idées nécessaires à la décision , &de vous les mettre fous les yeux, ensupposant que votre choix est entière-ment libre : mais s’il ne l’est pas tout-àfait, & si , en parlant à Dieu , vousvoulez avoir égard à un usage déjaétabli, & qui certainement a ses rai-sons, je fuis d’avis qu’on le íuive, &que le tutoyement soit absolumentgénéral. Il est anobli par notre PoésieFrançoise ; il a un air oriental, & la
Gij