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Tome onzième.
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A M. df. Fon tek elle. 89» jour chez le Marquis de Lajsay , où les» gens qui y étoient lui tirent plusieurs» plaisanteries fur ce sujet. Ne les trou-» va n r pas bonnes , i! leur dit : En voici» de meilleures ; Sc il leur montra ma» Lettre. Elle réussit. C’étoit l’aifaire du» jour : on en prit des copies, Sc elle» courut tout Paris. Je ne m'en doutois» pas ; & je fus fort étonnée quelques» jours âpres , qu’étant venu beaucoup» de monde à Sceaux pour voir jouer>> une Comédie , chacun parla à Ma-»> dame la Duchesse du Maine de cette» Lettre. Elle ne se souvenoit plus de» ce qu’elle m’avoit dit , & ne savoir» de quoi il étoit question. Elle me de-» manda fi c’étoit moi qui l’avois écri-» te ; je lui dis que oui. Aussi tôt qu’elle» meut parlé, tout ce qui compofoit»> la compagnie vint à moi ; Sc pour» lui faire fa cour-, m accabla de louan-» ges : puis retournant à elle , on la fé-» licitoit d’avoir. quelqu’un dont elle» pouvoir faire un usage fì agréable.» Jusques-là pourtant elle n’v avoir pas» songé. Elle voulut voir la Lettre , &me la demanda. Je n’en avois pas de» copie ; mais tous ceux qui étoient» chez elle l’avoient dans leur poche,Tome XI, H.