DE M. DE FONTENELLE. 149les agrémens de votre style les chosesdu inonde les plus sèches & les plus tris-tes, la maniéré beaucoup plus rjuhon-nête dont vous me traitez par-tout, oatrouvera fort étrange que je vous ccriveici pour quelqu’autre chose que pourvous remercier très - vivement, tk queje releve une petite critique que vousn’avez fait qu insinuer, & que vous aí-saiíonnez méme d’une louange si forte,que je ne la pourrois pas répéter avecbienséance. Voilà bien les Auteurs ,dira-t-on ; on ne les sauroit contenterque par des éloges fans bornes, q u'au-cun Auteur ne peut mériter. Il est vraicependant que ce n'est point cette ex-cessive & misérable délicatesse qui metient ; je voudrois être bien fur de n’ê-tre tombé que dans la faute dont vousme soupçonnez : j’en accorderois mémoquelques autres pareilles, si l'on vouloir ;& je rn'en tiendrois quitte à bon mar-ché dans des matières aussi neuves &aussi épineuses que celles que j’ai eu latémérité d’entreprendre. C’est vous ,mon Révérend Fer», qui avez voulu,par zèle pour la science , que ce point-là fut éclairci. Vous êtes parfaitementdans la disposition de vous rendre, si
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