A M. DE FoNTENELLE. 157l’on ait traité la science géométrique del’infini.Tous les autres, (ans en excep-ter M. de rHôpital , n’en ont traité quel’art, le tâtonnement & la routine dutcalcul. De forte que íi vous aviez vouluremonter à la Métaphysique , commeje l’avois toujours espéré, je ne vois pasce qui pourroit manquer à une si bellescience. Dans l’Ouvrage que je vais don-ner, & qui devoit paroître depuis qua-tre mois, j’ai tenté l’aventure, & pré-tendu déterminer la nature précise decet infini que tous calculent , mais quevous connoiíl'ez bien mieux qu’eux. Jen’ai entrepris la chose, qu’à conditionque je me flatterois au moins de con-cilier tous les systèmes. II y auroit biendu malheur, si, aidé de vos lumières &de votre politesse, je ne pouvois con-cilier mes principes avec les vôtres.J’entrevois d’ici la conciliation ; j’en aipeut-être trop dit, lorsque j'ai avancé& établi dans mon Ouvrage , qu’il n’yavoit point de nombre infini , & quel’étendue feule étoit susceptible de cenom. J’aurois peut - être dit la mêmechose, si je me fusse borné à prétendreque le nombre élevé à i’inhni n’étoitplus un nombre, ou même, fans exclu-
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