1 66 Lettresfurie compte de la Géométrie. Je vousl’ai toujours dit, que j’étois uneétrangeforte d’homme. Car , de me d.re qu’ilfaut mépriser tout cela , je méprise tout& ne néglige rien.
Du reste , ce n’est pas ma faute , sivous & vos Messieurs vous êtes donnéla peine de lire mon Ouvrage pour n’ytrouver que de l’efprit. J’avors eu laprécaution de vous avertir que cet Ou-vrage ne méritoit pas votre attention ,& qu’il n’étoit tait que pour le Peuple.Les Géomètres y trouvent tout au plusde l’efprit; encore faut-il qu’iis le li-sent avec autant de bonne volonté pourmoi , que je comprends que vous enavez eu. Le Peuple y trouve de lagéométrie. Cela doit être , & monOuvrage fait foi que je l’ai prévu, &même prétendu. Un de vos grandsGéomètres , qui se dit même de mesamis, difoit l’autre jour , après avoirparcouru ce Livre ; Brevis ejfe laboro ,obscurus fio. Cela doit être encore. Cha-cun fait lire dans (on Bréviaire. UnSavant daigne-1-il , peut-il, fait-il,doit il entendre des choses savantes di-tes d’un ton populaire ? II trouve monLivre obscur, & une douzaine de jeu-