DE M. DE FONTENELLE. 2S;tête. C’est dans ce délai trop long queconsiste tout mon tort ; & je vous endemande pardon de tout mon cœur. Jene me fuis point vanté de votre pre-mière Lettre à Madame de Marjílly ,parce que je fus que vous ne lui aviezpoint écrit, & qu’il auroit fallu la luimontrer. En cela je crois avoir très-bienfait; par conséquent je ne me vanteraipas non plus de la Lettre d’hier. Ainsije vous avertis de traiter avec elle furce pied-là.
Apprenez-moi, s’il vous plaît, desnouvelles de vos affaires avec Messieursvos freres, comment tout cela va; & sivous voulez, j'en instruirai Madame de.Marjílly , & lui montrerai alors vosLettres.
Je vous fuis très-obligé de vous sou-venir de moi avec M. de Brevedent. C’eífcun des hommes du monde qui naturel-lement me plaît le plus; & comme j'aicru sentir qu’il penfoit obligeammentfur mon compte , je fuis bien aise d’ê-tre entre vos mains à tous deux. Vousvoyez bien, Madame, que je n’auroispas la hardiesse de compter si sûrementfur vos bontés, si je ne croyois les mé-riter un peu par mes fentimens : ils font