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Tome onzième.
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Galantes. 239Tnaïs eu; i!s en engloutissent quelque-fois ; ils font paroître de nouvellesmontagnes , & disparoître les ancien-nes. Pour nous , nous trouvons leschoses fort bien comme elles font, &nous serions fâchés qu’il y eût rien dechangé. Nous regretterions la plus pe-tite riviere & la plus petite montagnedes environs de Paris. Ce qui me raflureun peu , c’est que je ne crois pas quela terre osât entreprendre d’avaler uneíì grande ville: mais si j’étois dans lapetite bicoque où vous êtes , j’auroisgrand’peur ; la terre ne fauroit sipeu bâiller , qu’elle ne l’engloutisse.Elle ne vient d’avoir qu’un petit fiss-ion qui lui a couru entre cuir & chair;mais Dieu la préserve d’une fièvre vio-lente. Apprenez-nous un peu ce quedit la Philosophie de tout cela , & sielle demeure les bras croisés fans ymettre ordre. Pour moi, depuis quej’ai senti mon lit aller & venir, fe haus-ser & se baisser, je ne crois plus qui!y ait rien de sûr dans le monde.

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