sy 6 Poésies
Le petit Chantre ailé , par des airs roncesreux ,
S’eftorçoit d’amollir le cceur de cette belle.
Je fêtai , Ici dit-il, toujours tendre & fìdelie ,
Si vous voulez me rendre heureux.
De mes douces chansons vous savez l’iurmornie,
Elles ont mérité le suffrage des Dieux,
Désormais je les sacrifie
A chanter vos beautés „ votre nom en touxlieux ;
Les Echos de ces bois le rediront fans cesse ;
Et j’aurai tant de soin de le rendre écla-*tant ,
Que votre cœur enfin sera contentDe voir l’excès de ma tendresse.
Er moi , dit le Moineau je volts baiseraitant.
A ces mots , le procès fut jugé dans l’iníhnt
En faveur de l'ciseau qui porte gorge noire.
On renvoya l'Ors.au chantant,
Voilà la fin de mon histoire.
En voici la morale, & qu’il faut retenir.
ïleautés, qui tous les jours voyez dans vosruelles
Un tas d Amans transis ne vous entretenir
Que de leurs vains soupirs, de leurs peinescruelles,
■ Et d’auctes fades bagatelles,
Songeï