282 P O E S ï F. S
Qu’il est doux à Tircis, dont les yeux fans re-lâche
Cherchent du cœur d’Iris tous les replis secrets,D’y démêler enfin un Amour qui se cache,
Et se trahit pourtant par de petits effets !
Peut être quand Iris avoueroit fa tendresse ,
En entendre l’aveu seroit plaisir moins grand,Que de la découvrir par cette heureuse adresse ,Qui Pépie & qui la surprend.
De ces raffinemens, la méthode est subtile ,Répliquoient les Amours de l’avis opposé :
Riais si sur ces garants Tircis s’est reposé,Tircis n’est pas trop difficile.
Puifqu’il ne faut, pour contenter ses vœux,Qu’un peu d’efpérance incertaine,
Sans doute ce n’est pas la peineQu’Iris en saisie un Amant malheureux.Quelquefois exiger trop de reconnoissance,
C’est le moyen de n’être pas content.
II se peutqu’en ce cas la Pelle se dispenseDe payer comme on le prétend :
Et vous voilà lans récompense.
Mais quand heureusement un esprit se repaîtDe ces chimères délicatesQ. i vous font dans un cœur voir tout ce quivous plaît,
On ne fauroit trouver d’ingrates.
Pauvres Amours , connoissez votre erreur jLaissez là, laissez là vos fines conjectures.