Les Gno-snons ne doi-vent pas êtreemployés parles Astrono-mes, pour dé-terminer leshauteursabso-lues,mais feu-lement desdist'érences dehauteurs.
* Voyez lesMém. de l’Ac.année J703.
Les hauteursabsolues qu’onvoudroit con-clurre par lemoyen desGnomons ,peuvent servirnéantmoinsaux usagesgéographi-ques.
xxxv ii j Fssai pur f Histoire
j’avertirai feulement que le terme où le Soleilétoit parvenu f année précédente , a paru le mô-me que celui qu"on a fait enfin graver fur leMarbre au mois de Juin de Tannée 1745.
Voila, ce me semble, futilité principale qu onpeut retirer des Gnomons perfectionnés de la ma-niéré dont je viens de le décrire. C’est ainsi qu onpeut espérer d'en retirer quelqu’avantage dans lafuite, fur-tout fi Ton s’est propose de reconnoîtreles variations auxquelles font sujettes les hauteurssolstitiales.Car de vouloir employer lesGnomonspour déterminer exactement les hauteurs abso-lues*, cela paroît impraticable. Il faut dire cepen-dant à Tavantage des Gnomons, que comme cesInstrumens peuvent fe construire aífez facilementdans chaque ville, rien ne paroît plus propre auxusages Géographiques, puisque le plus souventcelui qu'on aura élevé dans quelque grande salleou dans son propre logis, & à la constructionduquel on aura apporté tous les foins nécessaires,peut donner, à une minute ou demi-minute près,la Latitude du lieu, ce qui semble mériter Inat-tention des Voyageurs.
Il y a encore ceci à remarquer dans Tufagede ces sortes dlnstrumens, soavoir, que st Tonavoit observé à un même Gnomon inébranlable,les termes de l’image, non pas du solstice d’Eté,mais du solstice d’Hiver, pendant un intervalled’environ trente ans, comme Timage du Soleilest en ce cas jettée à une très-grande distance,Sc que les divisions sont pour lors très-distinctes