Les planètesfont leurs ré-volutions au-tour du Soleil& se meuventd’Occidenten Orient.
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elles changent presque continuellement de lieu dans leciel. Ces Etoiles errantes ont été nommées Planètes,& laTerre que nous habitons, a été mise parle plus grand nom-bre des Astronomes au rang de ces mêmes Planètes: maisquand on fupposeroit que la Terre est immobile ; & quec’est le Soleil qui fait chaque année une révolution dansl’Ecliptique, il ne fera pas moins vrai de dire qu’un Spec-tateur placé dans le Soleil, verroit chaque année la Terreparcourir le cercle de l’Ecliptique , comme on le démon-trera d’une maniéré plus évidente dans les Chapitres fui-vans.
Les noms des Planètes & les caractères qui les dési-gnent font, Saturne f?, Jupiter ic, Mars o* , la Terre t >Venus Ç , & Mercure T > qui est le plus proche du Soleil.
Toutes ces Planètes fe meuvent dans leurs Orbitesautour du Soleil, & à peu près dans un même plan : leursmouvemens fe font d’Occident en Orient ; c’est-à-dire,qu’elles suivent toutes une même direction. Quand nousdisons néantmoins, que leurs orbites font à peu près dans unmême plan,c’est qu’elles font fort peu inclinées l’une à 1 au-tre ; & que la ligne où fe coupent les plans de ces orbites,passe toujours par le centre du Soleil. Or il fuit de là qu’unObservateur placé à ce centre seroit toujours dans le vraiplan de Forbite de chacune des Planètes qu’on vient denommer ci-dessus : il leur verroit décrire exactement desrévolutions périodiques dans le plan d’un grand cercle decette surface sphérique concave du Ciel dont nous avonsparlé ; mais il ne pourroit à la vue simple juger de leurplus grande ou de leur plus petite distance au Soleil. C’estpourquoi pour mieux reconnoître ces différentes distan-ces des Planètes au Soleil, auílì-bien que les principalesinégalités apparentes de leurs mouvemens, il est à pro-pos de transporter ailleurs Poe il de l’Obfervateur,que nousavons supposé jufqu’ici dans le Soleil. Nous pouvons donc