ASTRONOMIQUES. 27
le supposer élevé au-dessus du plan des orbites des Pla-nètes , ou plutôt dans la ligne perpendiculaire à l'or-bite de laTerre, qui passe par le centre du Soleil,ôc de plusà la même distance de ce centre, que la Terre est éloignéedu Soleil. C’est, dis-je, de cet endroit du Ciel que l'Ob-servateur pourra juger facilement des différentes distancesdes Planètes au Soleil : il verra d’abord celles qui font plusproches du Soleil faire leurs révolutions périodiques dansun intervalle de tems moins considérable que celles qui enfont plus éloignées : leur situation fera aussi telle que la figu-re les représente. On y apperçoit premierement le Soleilau centre de toutes les orbites ; il est immobile en ce lieu,& les six Planètes, Mercure , Venus, la Terre , Mars,Jupiter & Saturne tournent perpétuellement autour delui d’Occident en Orient; c’est-à-dire, selon Tordre deslettres ABCD. Mercure qui est le plus proche du Soleil,fait fa révolution en trois mois ; Venus dont l’orbite estun peu plus grande , y emploie huit mois ou environ :plus loin du Soleil est la Terre , qui acheve fa révolutiondans l’efpace d’une année; Mars en deux ans: mais Ju-piter qui est beaucoup plus élevé,est douze ans à faire cha-que révolution. Enfin Saturne est de toutes les Planètescelle qui met le plus de tems à parcourir son cercle au-tour du Soleil : l’orbite de cette Planète, comme l’on voit,renferme toutes les autres;& l’on observe que fa révolutionpériodique est de trente ans. Voilà l’exposition la plussimple de cet ancien fysteme du monde, enseigné par Py-thagore, & par ses Disciples. Ce Philosophe qui l’avoitappris dans l’Orient, le répandit bientôt dans la Grece :mais le commun des Philosophes embrassa long-tems a-près un autre fysteme, qui fupposoit la Terre immobile,& qui attribuent aux cieux tous les mouvemens apparens.Aûstote ôt ceux de fa secte, qui ont enseigné dans lesécoles pendant les siécles suivans, avoient adopté cette
D ij
Situationdes planètessoit entr’ellessoit à l’égarddu Soleil.
Planche I.Figure 10.