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Institutions astronomiques / Pierre Charles Le Monnier
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28 INSTITUTIONS

derniere opinion, ôt l’auroient long-tems soutenue , si íesçavant Astronome Copernic n’avoit tiré de l'oubli,ôt faitrevivre , pour ainsi dire, l’ancien systeme de Pythagore ,Punique ôt le véritable systeme du Monde,, comme il étoitaisé à tous les bons esprits de s’en convaincre, s’ils eussentréfléchis fur les solides raisons qu’il en a rapportées. Ce sy-steme a étéappellé de son nom depuis le seizième siecle,,syjleme de Copernic . Environ cent ans après * la découvertedes lunettes d’approehe a sait connoître aux hommes unnouveau Ciel. On y a apperçu tant de Phénomènes sur-prenans , que l’ancien systeme a bientôt été reconnupour le vrai systeme du monde; ce qu’il est aisé de prouverd'une maniéré à ne laisser, ce me semble, aucune réplique,tes planètes Lorsqu’on considéré les Planètes avec les meilleures

iont des corps * x

sphériques lunettes d approche , on remarque que semblables a la.

°P a 5 «es. Terre,.ce sont des corps sphériques & opaques. Car la

portion du globe de chaque Planète qui est tournée versle Soleil, étant éclairée , nous renvoie la lumière par ré^-flexion; mais Fautre portion qui est opposée, étant dansles ténèbres, est entierement plongée dans sombre; ôcc’estcette ombre, comme on le verra.ci-après, que nousvoyons quelquefois jettée dans la partie opposée au Soleil-Or la ligne qui sépare la portion éclairée d’avec la partieobscure d’une Planète, nous paroît tantôt droite, ôt tan-tôt courbe , de maniéré qu’elle est quelquefois concave ,& quelquefois convexe, selon les diverses situations denotre œil ôt de la Planète par rapport au Soleil qui l’éclai-re. Nous voyons certe portion éclairée de la Planète,plusou moins grande , suivant les différentes situations où setrouve la Terre que nous habitons ; ce qui doit arriver né-cessairement à tous les corps sphériques qui seront opa-ques, ôt qui ne reçoivent d’autre lumière, que celle quiest empruntée du Soleil,

* Sçavoir en 1608.