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Institutions astronomiques / Pierre Charles Le Monnier
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ASTRONOMIQUES. 9f

cfe sorbîte, ôc en général qui est toujours égal au com-plément de la déclinaison du Soleil. Ainsi connoiíîanttous les angles ôc le côté AB on peut calculer facile-ment par la Trigonométrie le côté AE y c’est-à-dire , ladistance de FEtoile à la Terre.

Cette méthode de trouver la parallaxe ou la distancedes Etoiles fixes a été tentée, mais fans aucun succès•principalement dans ces derniers siécles. On a reconnudepuis long-tems que sangle EBF est si petit , qu’à peinepeut-on le soupçonner de quelque grandeur sensible,mêmeen-y employant les meilleurs instrumens d’Astronomie.Ce qu’il y a de très-certain, c’estqu’on l’a trouvé jusqu’icibeaucoup plus petit qu’une minute *: ôc parce que fur unaussi petit angle la moindre erreur produit auísi-tôt desdifférences étonnantes ou excessives dans le calcul desdistances , il n’est gueres possible de pouvoir rien con-elurre de bien précis fur la distance des Etoiles, de toutce qui a été observé à ce sujet. Car, si l’on suppose la pa-rallaxe de sorbe annuel de 4.2 7/ telle que Flamsteed ** sadéterminée si l’on suppose aussi qu’il sait observéetrop grande de 2 5", ce qui est possible, puisqu'il est dif-ficile de ne pas se tromper de cette quantité dans sobser-vation, il résulteroit de là que la vraie distance des Etoiles

* L’Auteur pourroit bien dire aujourd’hui que cet angle ne s’est pas mêmeífouvé d’une seconde dans le grand nombre d’Etoiles qui ont été observées jus-qu’ici avec d r excellens secteurs à Wanílèed proche de Londres, & à Paris près larue de Louis le Grand .Trans.Vhilos & Degré du Méridien entre Paris & Amiens.

** Les deux Auteurs des Elémens d’Astronomie Keìll & Wijìhon n’avoient pas -assez réfléchi ni recherché ce qui avoit été publié fur cette matière lorsqu’ilsont raisonné l’un & l’autre d’après ce qui avoit été publié par Flamsteedfur la Parallaxe. IViJlhon admettant les observations de celui - ci commetrès-certain es en a voulu conelurre le mouvement de la Terre, qu’il s’imaginoitpar là avoir prouvé d’une mániere incontestable. II n’avoit cependant pas eu lepremier cette idée fur la parallaxe ; mais il la faisoit valoir d’après son Auteur. -Or long-tems auparavant l’excellent Astronome M. Picard avoit découvert cemouvement dé l’Etoile polaire d’environ 40", comme on le voit par ses observa- -tionsrapportées dans le voyage d’Uranibourg & dans l’Pìistoire Céleste; & dèsl’an 1680 il avoit publié fa découverte où il prouvoit évidemment qu’un mou-vement si singulier dans cette Etoile ne pouvoit être causé par le Mouvement -de la Terre dans son orbite, ni par le changement des Réfractions.

M iij ;

La Parallaxedu grand orben’a pu être ap-perque jusqu’i-ci & s’est trou-vée prelqu’in--sensible.

On ne fçair-roit guereselpérer de dé-terminer parcette voie ladistance desE.-toiles fixes.