ASTRONOMIQUES. 95
jparcourre l’intervalle compris depuis A jufqu’à B préci-sément dans le rems que la lumière se meut depuis C jus*qu’en B : je dis qu’au lieu d’appercevoir l’Etoile dans unedirection parallèle à BC, l’oeil appercevra ( dans íe casprésent) ['Etoile selon une direction parallèle à la ligneAC. Car supposons que l’oeil étant entraîné depuis A jusqu’erc B regarde continuellement au travers de Taxe d’untube très-délié & qui seroít toujours parallèle à lui-mêmesuivant les directions ac, ac, &c. il est évident que fi lavitesse de la lumière a un rapport ajsezsensible à la vitesse dela Terre , & que ce rapport soit comme BC à AB , alors laparticule de lumière qui d’abord s’étoit trouvée à ['extré-mité C du tube, coulera uniformément ôc fans trouverd’obstacles le long de Taxe, à mesure que íe tube viendraà s’avancer ; puisque, selon la supposition, on a toujoursAB est à BC comme aB est à Bc ( Euclide , Liv. vi.prop.2 )c’est-à-dire, que l’œil ayant parcouru ['intervalle Aa laparticule de lumière a du descendre d’une maniéré uni-forme ou proportionnellement jusqu’en c. D’ailleurs il estaisé de voir que si l’on donnoit au tube toute autre incli-naison, la particule de lumière ne pourroit plus coulerle long de Taxe, mais trouveroit dès son entrée un obsta-cle à son passage pour peu que l’oeil, qui est à son extré-mité , s’avançât de A vers B. Or, puisque parmi cette mul-titude innombrable de rayons que lance ['Etoile & quiviennent tous parallèlement à BC, il s’en trouve assez dequoi fournir continuellement de nouvelles particules quise succédant les unes aux autres à ['extrémité du tube,coulent le long de Taxe & forment par conséquent unrayon suivant la direction AC, il est évident que ce mêmerayon sera Tunique qui viendra frapper Tœiî, qui par con-séquent ne sçauroit Tappercevoir autrement que suivantcette même direction. Maintenant si au lieu de ce tube©n imagine autant de lignes droites ou petits tubes