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Institutions astronomiques / Pierre Charles Le Monnier
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On expliqueïci pourquoi lachaleur n’estpas la plusgrande lors-que le Soleilparvient auTropique,c’est-à-dire ,loríqu’il pa-roît s’éleveràfa plus grandehauteur furi’honzon.

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de même que celle de la lumière , laquelle n’estgueres quepassagère : car cette action a un effet permanent & d’assezlongue durée. Un corps qui est une fois échauffé par leSoleil, demeure encore échauffé fort long-tems quoiqu’iln’y soit plus exposé. La raison en est fort simple. Lesrayons ou particules de chaleur qui viennent du Soleil,pénètrent, ou font absorbés du moins pour la plus grandepartie , par les Corps qui leur font exposés : ils s’y intro-duisent peu à peu ; ils y restent même assez pour y exciterune grande chaleur ; & les corps ne commencent à fe re-froidir qu’à mesure que cette chaleur s’évapore, ou fecommunique à l’air qui l’environne. Mais fi un corps esttoujours plus échauffé qu’il ne perd de fa chaleur, fi les in-tervalles de rems font inégaux, enforte qu’il perde bienmoins de chaleur qu’il n’en a acquis , il est certain qu’ildoit recevoir continuellement de nouveaux degrés d’au-gmentation de chaleur. Or c’est précisément le cas quiarrive à la Terre. Car lorsque le Soleil p a roi t au Tropi-que du H les degrés de chaleur qui fe répandent chaquejour tant dans notre air que fur la Terre augmentent pres-que continuellement. II n’est donc pas surprenant que laTerre s’échauffe de plus en plus &. même fort au-delàdu teins du Solstice. Supposons, par exemple, qu’en Etédans l’efpace d’un jour, c’est-à-dire, pendant tout l’inter-valle de tems que le Soleil paroît fur notre horizon, laTerre & l’air qui nous environnent reçoivent cent degrésde chaleur ; mais que pendant la nuit, qui est alors beau-coup plus courte que le jour, il s’en évapore cinquante ;il restera encore cinquante degrés de chaleur : le jour sui-vant le Soleil agissant presqu’avec la même force, encommuniquera à très-peu près cent autres , dont il fe per-dra encore environ cinquante pendant la nuit. Ainsi aucommencement du troisième jour, la Terre auroit ac-quis déja cent degrés de chaleur» D’oà il fuit que puis-