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Institutions astronomiques / Pierre Charles Le Monnier
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137
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ASTRONOMIQUES. 137éclairé, divers perits espaces en forme de croissans, quiaugmentent ôc qui changent peu à peu de figure à me-sure que la Lune croît ou s’approche de son opposition auSoleil, de sorte que la lumière les entourant tout-à-fait,ils sont enfin confondus dans la partie éclairée lorsqueles rayons de cette même lumière les ont, pour ainsi dire,pénétrés de toute part. II en est de même dans les phasessuivantes d’une infinité d’autres qu’on découvre succes-sivement chaque jour, ôc qui sortent de la partie obscureà mesure que la Lune croît. Enfin c’est tout le contrairedans le décours : ces mêmes points lumineux sc trou-vent à moitié éclairés dans le sens opposé, de maniéréque lorsqu’ils sont vers le terme de la lumière & de som-bre,ils disparaissent successivement ; mais ce n’estpour l’or-dinaire , que lorsqu’ils sc trouvent un peu au-delà de ce ter-me. Or il serait impossible d’obscrvertous ces phénomènessi ces points qui nous paraissent lumineux , n’étoient pasplus élevés que le reste de la surface de la Lune, ôc mêmeassez élevés pour recevoir plus long-tems la lumière duSoleil lorfqu’il devient presque horisontal à leur égard. IIfaut pour cet effet que ces points qu’on remarque assez avantdans la partie obscure au-delà du terme de la lumière ôcde sombre, ne soient autre chose que les pointes ou som-mets de quelques montagnes très-élevées, qui, à causede leurs hauteurs prodigieuses , peuvent recevoir beau-coup plutôt la lumière du Soleil, ôc c’est par une raison àpeu près semblable qu’ils la perdront beaucoup plus tardque les autres points de la surface de la Lune. On peut Lune

dire aussi que les taches noires que l’on remarque en de très gran-même tems dans la partie éclairée assez proche du terme des cavernes 'de la lumière ôc de l’ombre, sont les cavités où ces val-lées si profondes qui n’étant pas encore remplies de lalumière du Soleil dont les rayons sont pour lors trop obli-ques à leur égard,n’en reçoivent seulement qu’un peu vers

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