Planche V.tìg. D.
256 INSTITUTIONS
B A D est parallèle à sEcliptique, ou sEcliptiquemême, A C est l’orbite de la Lune. Mais au lieu que som-bre de la Terre est portée de D vers A , fi noussupposons quelle demeure arrêtée, il faudra faire mou-voir l’orbite A C, de A vers D , contre l’ordre des Si-gnes, pendant que la Lune directe s’avancera de A en C;de forte que la ligne du mouvement composé sera AE,Diagonale du Parallélogramme C A D E , dans lequel A CeftaAD, comme le mouvement de la Lune est à celuidu Soleil : or plus la raison du mouvement du Soleil àcelui de la Lune sera grande, plus sangle B A E seragrand, la différence C A E pouvant monter à 28 minutes.
Ceux qui voudront représenter les Eclipses du Soleil àla maniéré ancienne, auroient une semblable composi-tion de mouvemens à considérer, outre le mouvementdes Parallaxes qui regarde le mouvement journalier ; cequ’il n’est pas nécessaire d’expliquer plus au long.
Les Astronomes n’employent aujourd’hui qu’uneseule & unique Table de Pin-clinaison de la route apparente de la Lune avec le plan de l’Ecliptique, en sorteque dans les Eclipses, soit de Lune,soit du Soleil , l’angle d’inclinaison de la routeapparente est toujours plus grand que celui de l’inclinaison véritable de l’orbitede la Lune, cet angle pouvant être quelquefois de 5 " 4 6 '. Pour cet effet au lieude supposer dans les Eclipses de Terre , comme au discours précédent, l’oeil dansle Soleil, ils le placent dans l’orbe de la Lune & dans la ligne droite qui joint lescentres de 1a Terre & du Soleil, ensorte que la projection de la route apparentede la Lune fur le plan du disque, doit se faire comme il a été expliqué ci-dessus,page 217.
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