2 5Z INSTITUTIONS
selon les diverses circonstances , ôt qu’elles paroîtrontaussi quelquefois en conjonction ou en opposition à l'e-gard de la Terre. D’ailleurs leur mouvement périodi-que étant plus rapide que n’est celui de la Terre, l’Ob-servateur placé dans le Soleil s’appercevra immédiate-ment après la conjonction, qu’elles s’en écarteront très-sensiblement, qu’elles seront bientôt plus orientales ôtque le mouvement de la Terre se fera plus lentement,,en un mot avec bien moins de rapidité.
Mais il n’est pas moins évident que si l’on observe cha-que jour ces deux Planètes de la surface de la Terre, ilfaut nécessairement qu’elles nous paroissent s’éloignerDeux sortes plus ou moins du Soleil, jusqu’à ce qu’elles se trouventdons 0 des n pia- en conjonction avec cet Astre. Or il faut bien distinguer ici
netes inférieu- deux fortes de conjonctions apparentes des deux Planètes
res^avecleSo- ♦ /-», • > / i 11 /- • o*
kii. mfcneures a notre égard: elles íont en conjonction avec
le Soleil, non seulement lorsque l’une ou l’autre Planète
vue du Soleil paroissent en conjonction avec la Terre,
mais aussi lorsqu’elles y paroissent en opposition. Soit
Pi anche v. le Soleil en S , A BTC l’orbite de la Terre, F H V l'or-
F * s ' 7 ‘ bite de Venus, la Terre au point T, ôt Venus au point V
sçavoir dans la ligne droite qui joint les centres de la
Terre ôt du Soleil : il est clair que dans cette situation
Venus fera vue du Soleil en conjonction avec la Terre,.
& qu’enmême-tems le Soleil vu de la Terre, doit paroître
en conjonction avec Venus.
Mais si.la Terre se trouve encore au point T lorsqueVenus est en F, alors ces deux Planètes vues du Soleil pa-roîtront en opposition , c’est-à-dire , dans des points daCiel diamétralement opposés, ôt au contraire nous ob-serverons de la Terre, Venus dans fa conjonction au So-leil. Remarquez que dans le premier cas,des deux conjonc-tions dont nous venons de parler, Venus est à peu prèsau milieu entre la Terre ôt le Soleil, au lieu que dans le.