ASTRONOMIQUES. 277d’où il suit que lorsque Venus paroîtra dans fa conjonction Dans qucísupérieure avec le Soleil- l’on observera toujours son mou- rou directe. P 'Vveinent direct ou selon Tordre des Signes , Ôt qu’au con-traire il doit être rétrograde ou contre l’ordre des Signes - Dans quellorsque cette Planète nous paroîtra dans fa conjonction rétrogrades 11inférieure.
11 est aisé de concevoir, que tout ce que Ton vient dedire au sujet des mouvemens apparens de Venus - peutRappliquer de la même maniéré aux mouvemens de Mer-cure, avec cette feule différence, qu’après les deux conjonc-tions de Mercure au Soleil, ses mouvemens directs,station-nâmes , & rétrogrades se succéderont beaucoup plus fré-quemment que ceux deVenus, parce que le mouvementde Mercure est des plus rapides, cette Planète ayant uneorbite extrêmement petite à parcourir. De cette maniéréMercure doit rencontrer plus souvent la ligne droite tiréedu Soleil à laTerre, que cela n’arrive pour Venus:d’ailleursla plus grande digression de Mercure à l’égard du Soleil,n’est que d’environ 30°. Au reste il est constant que lesmouvemens apparens de ces deux Planètes font fort iné-gaux à notre égard, puisqu’elles nous doivent paroîtresuccessivement directes, stationnaires & rétrogrades. MaisTon doit bien faire attention qu’il n’en seroit pas de mêmeà Tégard d’un Observateur placé dans le Soleil: il verroitcontinuellement Venus & Mercure s’avancer fur leur or-bite selon la suite des Signes ; car telle est Tinégalité ap-parente que nous observons dans le mouvement de cesdeux Planètes, qu’elle se réduit à un mouvement assezuniforme dès qu’on le considéré comme se faisant autourdu Soleil ; ce qui prouve merveilleusement que ce n’eítpas la Terre, mais le Soleil qui est le centre du mouve-ment des Planètes inférieures.
Enfin de même que Ton a démontré que Porbite de Les orbitesh. Terre n’est pas un cercle, mais une Ellipse, on peut Mercu"^^
Mmiij