ASTRONOMIQUES. 237
T erre autour du Soleil, que l’on a prouvé ci-dessus, étantune fois supposé , ces variétés apparentes de mouvemensôc de vitesses s’expliquent d’une maniéré fort simple, ce qutn’arriveroit pas íì l'on négligeoit d’avoir égard au mouve-ment 6c aux divers lieux qu’occupe la Terre fur son orbite.
Soit PQO une partie du Zodiaque , ABCD l’orbitede la Terre , EMGXZ l’orbite d’une Planète supérieu-re , telle que Saturne, par exemple, en forte que la Terreétant en A 6c Saturne en E , cette Planète vue de la Terreparoisse répondre au point 0 du Zodiaque. II est certainque si Saturne n’a aucun mouvement, en ce cas celui quiest particulier à la Terre 6c qui la transporte en B , nous fe-roit paroître Saturne au point L du Zodiaque, comme sicet Astre eût en esset parcouru l’arc OL d’Occident enOrient, ou selon la fuite des Signes. Mais puisque dansl’espacedetemsquelaTerre emploie àfe mouvoir depuis\ A jufqu’en B , Saturne au lieu de rester immobile ,fe trouvetransporté par son propre mouvement de £ en As, parois-sant alors en conjonction au Soleil ; cette Planète vue dela Terre aura semblé parcourir l’arc 0 Q du Zodiaque,lequel est bien plus grand que l’arc OL. On volt par là queles Planètes supérieures au te m s de leurs conjonctions auSoleil, paroissent fe mouvoir plus rapidement qu’elles nedoivent en esset, leurs accélérations ou vitesses apparentesétant alors composées de celle qui dépend de leur mou-vement propre autour du Soleil , .6c de la vitesse aveclaquelle la Terre fe meut dans le demi-cercle opposéautour du même centre. Cette régie est générale pourtoutes les Planètes, fçavoir que lorfqu’elles font parve-nues à la plus grande distance où elles peuvent fe trouverà l’égard de la Terre, 6c qu’elles font en même tems enconjonction avec le Soleil, alors leur vitesse apparente estplus grande, c’est-à-dire, que leur vitesse apparente surpassecelles qu’elles ont effectivement ou qu’onleur attribueroit
Planche VI,íïg. r.
Quand est-ce que les Pla-nètes supérieu-res font direc-tes & que leurmouvementparoît s'accé-lérer i