astronomiques:
CHAPITRE DIX-SEPTIEME.
Des Comètes .
tre systeme Solaire ôc dont L ® S . Com Ç
J fpç Hmvpnt n.
t
on peut observer presque
U ' . . tes doivent c-
on peut observer presque tous les jours le mouve- tre regardéesment apparent dans l’étendue du Zodiaque, il y a encore
une autre espece de corps célestes, qu’on nomme Corne- tes -tes, mais que l’on voit rarement ôc dont l’apparition estde peu de durée ; car à peine les a-t-on observées quelquesMois, qu’elles disparaissent entierement, parce que leurgrande distance est cause qu’elles échappent à notre foiblevue. Les anciens Philosophes avoient placé les Comètesdans ces vastes régions du Ciel qui se trouvent au-dessusde l’orbite de la Lune. Selon le témoignage d’Aristotede Seneque, de Plutarque ôc des divers Auteurs tantGrecs que Latins, les Pythagoriciens ôc les autres Phi-losophes de la Secte Italique enseignoient depuis long-tems que les Comètes n’étoient autre chose que des Etoi-les errantes, semblables aux Planètes ; qu’elles parcou-raient des orbites d’une grandeur presqu’immense , ôcqu’elles ne pouvoient être apperçues qu’après de très-longs intervalles de tems, c’est-à-dire, lorsqu’elles re-tournoient à chaque Révolution aux mêmes points deleurs orbites. Ce sentiment, si l’on en croit Aristote, étoitaussi celui d’Hippocrate de Chio enfin c’étoit celui deDémocrite. En effet Seneque nous rapporte au Chap. III.du VII. Liv. de ses Questions Naturelles, ce qui en a étédit par Démocrite l’un des plus ingénieux ôc peut-être leplus profond Philosophe de la haute Antiquité. II ditqu ’entre tous les AJìres qu on avoit observes , on pourvois Joup -sonner qu il y a encore un grand nombre d’autres Planètes
Ss