ASTRONOMIQUES. 423
est plus basse , quoique dans l’un ôt l’autre cas on doiveappercevoir du centre de la terre la même distance appa-rente de l’astre à l’Etoile, & cela en quelque lieu du cielque ce puisse être. Ainsi les différentes distances de l’astreà l’Etoile que l'on observe de la surface de la terre, nesont point réelles, mais apparentes.
Supposons qu’au moment que l’astre C est à l'horison ,on l’apperçoive du centre T de la terre, en conjonctionavec l’Etoile E , le même astre observé du point A de lasurface, paroîtra dans la même ligne droite, ou en con-jonction avec une autre Etoile D , de maniéré que fa dis-tance apparente à l’Etoile E , sera mesurée par l’arc D E »Ensuite l’astre venant à s’élever fur l’horison comme en M ,on l’observeroit encore du centre de la terre en conjonc-tion avec l’EtoileE, laquelle occupe pour lors le pointP ; ôc cependant du point A de la surface on verra l’astreau point N, c’est-à-dire, bien moins éloigné de la pre-mière Etoile que lorsqu’on l’observoit à l’horison. C’estpourquoi le même astre ne paroîtra plus en conjonctionavec la seconde Etoile D , mais il en fera écarté de toutl’arc Nd f puisqu’on a toujours P d égal à ED. On doitdonc inférer de tout ce que nous venons de dire, que st unastre quelconque paroît occuper constamment à quelquedegré de hauteur que ce soit sur l’horison, la même dis-tance parmi les Etoiles fixes , ensorte que les arcs de dis-tance à chaque Etoile soient toujours les mêmes , on peutêtre assuré par-là que cet astre n’a aucune parallaxe sensi-ble. 11 y a plus, si fa distance aux Etoiles varie en effet,mais si l’on n’y apperçoit d'autre variation que celle quiconvient à son mouvement propre, on peut dire de mêmeque cet astre ne sçauroit avoir de parallaxe sensible. Ensinsi l’astre paroît s’approcher ou s’éloigner plus ou moinsde quelque Etoile , qu’on ne le doit supposer ayant égardà son mouvement propre, la différence qui en résulte seral’effet de sa parallaxe»