ASTRONOMIQUES. 45 -proche aux Quarts-de-cercles, on a essayé plusieurs foisde mesurer les distances des Planètes au Soleil, mais il au-roit été à souhaiter qu’au lieu d’y employer les ascensionsdroites en tems, on eût mesuré par de grands arcs (com-me cela se pratiquoit en plein jour vers les plus grandesélongations, & particulièrement à l’égard de la Planè-te de Mercure) les distances de Venus aux Etoiles fixes.
De cette maniéré on eût comparé cette Planète aux temsde ses conjonctions inférieures aux Etoiles , & non pas auSoleil, ce qui eût donné au lieu d’une différence, la pa-rallaxe totale : ainsi on ne doit pas être étonné si pendantl’Eté de Tannée t <58 i*les observations réitérées que MM. * venus pajsohPicard & Casllni firent séparément, ne nous ont point Parallèle‘ dufait connoître cette parallaxe , puisqu’ils se contentèrent So { e,l i &î ’ é ,~uniquement de comparer Venus au Soleil par le moyen des^de la dis -des Horloges à Pendules *. Enfin on pourroit se flater du S °~d’y réussir incomparablement mieux aujourd’hui par lemoyen du Micromètre appliqué aux Lunettes d’un sex-tans monté fur un axe parallèle à Taxe du monde , à peuprès comme celui de M. Flamsteed , mais il fau droitprincipalement éviter le mouvement du premier mobile >en y employant une grosse horloge , comme il a été déjaproposé.
Avant la découverte du Télescope on ne pouvoitgueres être assuré de mesurer les distances des astres qu’àdeux ou trois minutes près, ce qui a été cause que Repletn’a pas assez diminué la parallaxe du Soleil ; car ne sa-chant s’il falloir attribuer entierement aux erreurs des ob-servations de Tycho , les divers résultats des distances ob-servées de Mars aux Etoiles fixes, ce célébré Astronomen’a pu conclurre autre chose, sinon que la parallaxe decette Planète au tems de son opposition ne pouvoit sur-
* Atque adeo miraniwm minime p tantomm artipcum multos & ingeniofos co"status , haClenus eluferie rei ippus maxima subtilttas. Halleius inDifquipt, de Pa-raît. Jolis , (jC,
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