ASTRONOMIQUES. 52;
F abandonner, 6c d’en chercher quelqu’autre propre à me-surer le tems, puisque celui-ci s’écoulant d’une maniéréuniforme, les jours naturels 6c apparens ne peuvent plusservir à mesurer les mouvemens des autres corps célestes.C’est pour cette raison que les Astronomes ont imaginéd’y substituer d’autres jours moyens 6c d’égales durées,ausquels ils sont convenus de comparer les mouyemensdes Astres. Et d'autant que les mêmes mouvemens setrouvent toujours par leurs Tables Astronomiques calcu-lés en tems moyens ou d’égales durées, il est donc néces-saire de réduire ensuite ce tems moyen en tems apparent,fi l’on en veut déduire les mouvemens tels qu’ils nousparodient, lorsque nous conformant à l’usage vulgaire ils’agit de mesurer ou de compter le tems selon le mouyerment apparent du Soleil. Tout au contraire si quelquePhénomène céleste, si quelque Eclipse , par exemple ,a été observée, 6c qu’on veuille la comparer aux TablesAstronomiques, comme fobservation se fait toujours entem§ appâtent, il faudra le réduire en tems égal ou temsmoyen , autrement on trouveroit une erreur ou différencequ’il faudroit se donner bien de garde d’attribuer aux Ta-bles , ou à la négligence de l’Observateur.
Or puisque nous n’appercevons aucun corps dans la na-ture qui conserve parfaitement 6c d’une maniéré unifor-me son mouvement, 6c que cependant ceseroitcelui-làqu’il faudroit choisir pour désigner les jours ou les heuresd’une égale durée, il faut donc recourir à quelques sup-positions , comme de feindre un astre qui parcourroitl’Equateur en s’avançant vers l’Orient, fans jamais accé-lérer ni rallentir son mouvement, mais qui acheveroit farévolution entiere dans l’Equateur dans le même inter-valle de tems que le Soleil emploie à parcourir l’Eclipti-que. Ainsi le mouvement apparent de cet astre désigneroit
.V u u ij
Comment onpeut détermi-ner les joursmoyens , oudont les du-rées soient tou-jours égales.
De quelle ma-niéré on a éta-bli les jourségaux oumoyens.