ASTRONOMIQUES. 559
De la conjlruclîon des Tables du Mouvement des
Planètes.
L Es Tables Rudolphines de Képler, celles de Bouil-laud,ôc principalement lesTablesCarolines de Street,dont on se sert depuis bientôt un siecle, pour vérifier lesElémens qui servent à calculer les mouvemens des Pla-nètes, ont été fondées fur un grand nombre d’obferva-tions faites parTycho, & comparées à celles des Cal-déens, du fameux Hipparque, ôc des autres Astronomesd’Alexandrie ; c’est-à-dire aux plus anciennes observationsqui nous aient été conservées depuis environ 2000 ans.Ces trois Auteurs font entrés non-feulement dans un très-grand détail, lorfqu’ils ont comparé leurs Tables à cesanciennes observations : mais on voit encore dans leurprocédé, & par le compte qu’ils en ont rendu, que cen’a pas été fans beaucoup de lumières, ni fans avoir réuni*pour ai n fi dire, fous un même point de vue bien descirconstances particulières, qu’ils fe font déterminés, aprèsun travail immense , fur le choix de ces anciennes obser-vations. Car il est facile de concevoir que les premiersAstronomes n’ayant ni les instrumens ni les connoiífan-ces qu’on a acquises presque successivement depuis Pto-lomée jufqu’au 1 7 e siecle, il a fallu nécessairement en-trer dans une exacte critique de leurs observations : c’est.ainsi qu’on a été obligé de restituer les lieux des Etoilesauxquelles Ptolomée a comparé les Planètes , cet Auteurleur ayant attribué un mouvement en longitude beau-coup trop lent, fçavoir d’un degré en 100 ans, supposi-tion dont il fe sert dans le calcul des vrais lieux des Pla-nètes, qu’on trouve rapporté dans son Almageste ,ôc celapendant un intervalle de plus de 400 ans. De la mêmemaniéré on a dû corriger les lieux du Soleil tirés de&
Les Astrono-mes qui ontsuccédé à Ty-cho, ont assezexactementétabli lesmoyens mou-vemens des-Planètes.