SOCIETE' ROYALE. ijLangue , mais aussi à cause des désordres miséra-bles des affaires Ciuiles du monde qui arriuerenccnuiron ce temps-là , qui furent suscités princi-palement par les Armées Romaines qui s’attri-buoyent le droit d'élire les Empereurs , & par lesinuasionsdes Nations Barbares, qui accabloyencla plus grande partie de ÍEurofe. Patmy ces di-stractions il étoit impossible que rien de cetteNature prospérait. £t en vn deluge si vaste d’i-gnorance , qui emportoit quant &c soy les plusgrands & les plus vieux arbres ( ces parties de laScience qui s'étoyènt enracinées dés long tempsauparauant ) c’eust été cn vain de mettre en terrede nouuelles plantes ; Comme tels études queceux-cy doiuent teceuoir courage de l’AutoritéSouueraine, aussi faut-il qu’ils prennent leur nais-sance en vn temps de paix , quand les entende-mens des hommes font en tranquillité , & queleurs imaginations ne font point interrompuespar les foins de conseruer leurs vies 8c leursbiens.
Section VIII-
l<a ‘Philosophie fom kSgltse 'Romaine.
A Fin donc de poursin'ure par la voye de fait.XjLAyant laissé ccc infortuné siecle sanguinaireonarriuaen vnpcriódc de temps, lequel à la vé-rité fuit de beaucoup plus paisible: mais il étoiccomme le repos de la nuit, qui est obscur tout en-semble. Les Eueques de Rome prenans l’occa-Çoacsadeç^n de l’Empire Romain cq extorque*