HISTOIRE DE LA
des morts a quelque ressemblance à la nature mê-mes des cendres , lesquelles si on garde en mon-ceaux , sont inutiles, mais si on les épard fur vneterre viuante, elles la rendent abondante en pro-duisant plusieurs fortes de fruirs. Nous sommesobligez à ces gens de nous auoir donné le moy-en d'étendre nôtr'e veue plus loin , nous leur som-mes redeuables de ce que nous ne sommes pasignorans des temps qui nous ont prccedé : 8c ques’il faut le dire âpres Cicéron nous cessons à’êtretoûjours enfans. On doit reconnoître cecy 8cbeaucoup d’auantagc ; mais auflì nous les prionsde se contenter de ce qui leur est deu, & que pourauoir découuert dexcellentes choses parmy lesjmazures des Anciens , ils ne viennent pas à mé-priser les threfots qu’on a trouuez depuis peu, ou«eux qui font encor inconnus : Et qu’ils ne pré-fèrent pas f Or d’Ophir , duquel à présent on ncfait mention que dans les liures, aux montagnes
qui font à présent és Indes Occidentales.
Section XII-
Les fonttouerjes de Religion , & les ^drts
de la Politique.
I ’Ay ainsi parcouru cette forte de science re~Jlaurée. A présent il s’offre au deuant de nosyeux vne autre occasion remarquable de l’obsta-cle de 1 accroisternent de la Philosophie Expéri-mentale dans le contenu de ce présent íiecle, 8cc est le grand empressement qu’on a fait pour ex-
citer,