;6 HISTOIRE DE LA
Ils nettoyèrent le monde, redressèrent les iniures,détruisirent, les monstres > Sc pour cecy furentfaits demy dieux : mais lors ils s’arrétcretìt, Scon laissa aux grands personnages qui leur succé-dèrent , comme à Solon Sc à Lycurgue à para-cheuetl’ouurage , à fonder les Républiques, àfaire les Loix , à mettre la Iustice en son lustïe:pourquoy donc ne pourray-ie pas prétendre(comme- plusieurs ont fait deuant moy)de reduîleces histoires en vn sens Philosophique ? Au com-mencement donc les Phantomes , les fées vé-nérables images de l’antiquité ont régné fortlong-temps dans l’Efprit du monde a l’enui deceux cy nous auons eu nos champions qui ontaussi eu leur tour, ce qui nous donne aussi vn bonfondement de croire que ces illusions êtans pas-sées , l’accomplissement de cêt œuure s’approchefort, Sc qu’il est rescrué pour cette entreprise. ,Tellement qu’ils ont bien fait iusques-là : maisen la deuxieme partie de leur entreprise, il mesemble qu’eux mêmes font tombés dans la mémefaute , de laquelle principalement ils fe plaignentcontre les ^Ancien/, l’autorité defquels ils ont dé-truite. La plus grande occasion de nôtre diílcn-riment d’auec les Philosophes Grecs , Sc particu-lièrement d’ Aristote a été qu’ils fe font trop hâtez. de fe saisir du prix, deuant qa’ils fussent au boucde la course, de ce qu’ils ont fixé Sc déterminéleur iugement trop tost fur des conclusions gene-rales , Sc n ont pas pôles changer par âpres paraucunes nouuelles apparences qui euilent pû ferepresenter : Et ne pouuons-nous pas supposerque l,a postérité contredira de naines aux labeurs
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