SOCIETE' ROYALE. 49pour fondateur le Grand Cardinal de Richelieu , le-quel parmy tous ses foins, par lesquels il a éta-bly , Sc étendu lî auanc cette çjlíonarchie , fe ta-fraichissoitsouuenten ordonnant j & s’cnqueiancde leur Erogrez. Et de fait de son viuant, il atrouué vn ii grand. íuccez de cette institution,qu’il a veu la langue française abondamment puri-fiée , & qui a commencé à prendre place dans lapartie Occidentale du monde piesques autant quele Grec auoit anciennement fait, lors qu’il étoitle langage des marchands, des soldats , des cour-tisans Sc des voyageurs : Mais ie ne diray rien d'a-uantage de cette Académie afìn de ne priuer pasmon Lecteur du contentement de lire leur proprehistoire écrite par «J/llonfìeur de PehJJbn , ce qu’ila fait d’vn style si malle , si chaste , & si éloigned’astectatioù, qu'à peine me puis ie abstenir d’en-uier cec honneur à la Tsation Françoise de ce quetandis que la Société lioyale d’Angleterre a telle-ment surpasse leur Illustre Académie , en la gran-deur de son dessein , elle est si inférieure à euxquant à la capacité de son historien : i’ay cecy seu-lement à alléguer pour mon excuse , que commeils ont entrepris l’enrichiisement Sc la politessedu langage > il étoit bien ieant à leur histoire d a-noir quelque ressemblance à leur entreprise : aillieu que l’intention de la nostee n’érant pas l’ar—tifice des paroles, mais la ícule connoisiànce deschoses , ma faute doit être estimée moindre en ceque i’ay écrit des Philosophes » sans aucun des or-açmcnsdçrf/rçww:'
v